





Die Fledermaus de Johann Strauss
Projet de la Classe d’Art lyrique
L’ARGUMENT
Le titre de cette opérette est énigmatique et pourrait même sembler bizarre. Comme animal de nuit, lié à l’obscurité et par son apparence curieuse, une chauve-souris évoque en nous plutôt une sensation de frayeur voire associé à l’image du vampire ou au super héros par excellence : batman.
L’opérette La Chauve-souris, loin de là, qui tient son titre du déguisement d’un des protagonistes, est devenue synonyme pour la fête et la farce. Elle nous démontre une société qui s’amuse « à tout prix », et ne se prive pas de chercher de l’amusement en ridiculisant des vieux amis. La star de cette société viennoise, le jeune prince Orlovski, propose des soirées de gala, exclusives et mondaines, ou il cherche l’ivresse, le rire, l’oubli et l’illusion d’une « vie en rose », ce qui mène jusqu’à cette forme d’extase extraordinaire de la fin du 19ième siècle : la valse viennoise, pièce maitresse de l’œuvre. L’histoire se moque de la faiblesse des hommes et des femmes, et plus encore de la gent masculine qui se perd dans le jeu, l’argent, l’alcool et l’adultère. Mais les personnages ne sont pas spécialement méchants ou antipathiques, chacun et chacune a son petit secret, son petit cadavre dans le placard, tout en cherchant de tirer le plus de profit de la situation pour améliorer son propre petit destin. Le ton de la fête est donné, quitte à se réveiller avec la « gueule de bois »…
Durant l’acte I, Eisenstein se laisse convaincre d’aller au bal, avant de purger une peine de prison pour avoir injurié un gendarme. Cependant son épouse reçois son ex-amant, Alfred.
Au cours du bal (acte II), chacun étant masqué, l’occasion est parfaite pour déjouer les conventions. Eisenstein est déguisé en marquis français, un certain Renard. Grâce à sa montre, il va tenter de séduire une jeune comtesse hongroise qui n’est autre que sa propre épouse Rosalinde. Cette dernière va parvenir à lui dérober la montre, objet de séduction.
Le lendemain (acte III), tous les protagonistes sont réunis dans la prison. Les quiproquos se dénouent, la farce est dévoilée au grand jour. Rosalinde présente la pièce à conviction (la montre), preuve de la tentative d’infidélité de son mari : Eisenstein est piégé. Et tout le monde se console en chantant un hommage à l’empereur Champagne premier !
Mareike Schellenberger
LES PERSONNAGES
· Gabriel von Eisenstein, Célestin Brolles baryton
· Rosalinde, son épouse, Coralie Desvignes soprano
· Dr. Falke, notaire et ami d’Eisenstein, Aurélien Plaza baryton
· Frank, directeur de la prison, Damien Barra ténor*
· Prince Orlofsky, noble russe, Sarah Cattan mezzo-soprano
· Alfred, ténor et professeur de chant, Pierre Eladlia ténor*
· Adèle, femme de chambre de Rosalinde, Clara Freschel soprano
· Ida, sœur d’Adèle, Manon Girard soprano
· Frosch, geôlier Lancelot Hercod rôle parlé
*chanteurs invités du CRR de Marseille
LES CHANTEUSES ET CHANTEURS CHORISTES
Sopranos : Célia Esperanza Roatta, Victoire Lobbe
Mezzo-sopranos : Maïlys Hercod, Caroline Roussel
Ténors : Lancelot Hercod, Damien Barra
Basses : Thomas Guille-Bozza, Jean-Baptiste Lequeux
LES DANSEUSES ET DANSEUR
Emma Balique, Candice Milon, Abril Rodriguez, Claire Monge-Connan, Paul Alexis Montfort
Alexandra Delannoy, piano
Guilhem Demeyere, piano, arrangements, préparation et répétitions chœur
Céline Galli chorégraphie danseurs
Clara Freschel chorégraphie chanteurs
Eddy Mangani lumière
Mareike Schellenberger conception, décor, mise en scène

